Les niveaux par ceintures

Au Bushidō Ryū, la progression des pratiquants est matérialisée par les différentes couleurs de ceintures. Elles permettent de situer l'évolution technique de chacun au cours de son apprentissage.

Les enfants peuvent débuter la pratique du Goshindō à partir de 5 ans. Enfants, adolescents et adultes suivent tous le même ordre de progression et les mêmes couleurs de ceintures. En revanche, le temps nécessaire pour atteindre chaque niveau varie naturellement en fonction de l'âge, de la maturité et de la capacité de progression de chacun.

Chaque changement de ceinture correspond à l'acquisition d'un ensemble de techniques et de connaissances qui doivent être maîtrisées avant d'accéder au niveau suivant.

L'ordre des ceintures

Blanche → Blanche-jaune → Jaune → Jaune-orange → Orange → Orange-verte → Verte → Verte-bleue → Bleue → Bleue-marron → Violette → Marron → Noire

La progression est généralement plus rapide chez les adultes et les adolescents que chez les enfants. Cela est tout à fait normal : un jeune pratiquant a besoin de davantage de temps pour développer ses capacités physiques, sa coordination, sa compréhension technique et sa maturité.

Les barrettes chez les enfants et les adolescents

Chez les adultes, il n'existe pas de système de barrettes.

Pour les enfants et les adolescents, lorsque le niveau nécessaire pour obtenir la ceinture suivante n'est pas encore atteint, des barrettes peuvent être attribuées.

Chaque niveau peut comporter jusqu'à quatre barrettes.

Elles permettent de reconnaître les efforts et les progrès accomplis par le pratiquant sans lui imposer d'attendre trop longtemps avant de voir son évolution récompensée. Ce système est particulièrement adapté aux enfants, dont la progression peut naturellement être plus longue en raison de leur âge.

Les ceintures violette et marron

La ceinture violette occupe une place particulière dans la progression. Elle permet notamment d'accompagner les jeunes pratiquants qui poursuivent leur apprentissage durant de nombreuses années.

Elle est attribuée beaucoup plus rarement, car peu d'enfants ou d'adolescents restent suffisamment longtemps dans la pratique pour atteindre ce niveau.

La ceinture marron n'est pas attribuée aux enfants. Un adolescent peut y accéder, mais pas avant l'âge de 16 ans.

Cette progression permet ensuite de disposer du temps nécessaire pour poursuivre son apprentissage avant la ceinture noire.

Vers la ceinture noire

La ceinture noire est réservée aux adultes et ne peut être obtenue avant l'âge de 18 ans.

Pour un adulte débutant, il faut compter au minimum cinq années de pratique pour pouvoir atteindre le niveau technique nécessaire à son obtention.

Au Bushidō Ryū, l'obtention de la ceinture noire correspond directement au 1er Dan, qui est décerné au sein du Dojo.

À partir du 2e Dan, les pratiquants doivent ensuite se présenter devant la commission des grades de la FIAMT.

Les passages de grade

Les passages de grade sont organisés deux fois par saison :

  • en décembre, avant les vacances de Noël ;
  • en juin, avant la fin de la saison.

Ils permettent d'évaluer le travail accompli, mais aussi de vérifier que le pratiquant possède les connaissances techniques nécessaires pour accéder au niveau suivant.

Mais au Bushidō Ryū, un passage de grade ne se résume pas à la présentation d'un programme technique. Cette journée fait l'objet d'une préparation particulière afin de donner à cet événement un caractère plus solennel.

Le gymnase est aménagé et transformé pour créer une atmosphère inspirée du Japon et du monde des arts martiaux traditionnels. L'installation du Dōjō, la disposition des différents éléments et l'ambiance générale participent ainsi à faire de cette journée un moment différent d'un cours habituel.

Les pratiquants présentent ensuite leur travail dans un cadre plus cérémonial. Pour les plus jeunes comme pour les adultes, le passage de grade représente à la fois un moment d'évaluation, de concentration, mais aussi l'aboutissement de plusieurs mois de pratique.

Un moment de partage

Depuis la création du Dōjō en 2000, cette journée se termine également par un moment convivial réunissant les pratiquants et leurs familles.

Celles et ceux qui souhaitent rester après les passages apportent un plat salé ou sucré, qui est placé sur une table commune afin que chacun puisse partager ce qu'il a apporté. Les boissons sont offertes par l'association.

Ce temps de partage permet de terminer la journée dans une ambiance plus détendue, après la concentration et parfois le stress des passages de grade.

Au-delà de l'obtention d'une nouvelle ceinture ou barrette, cette tradition fait partie de la vie du Bushidō Ryū. Elle rappelle qu'un Dōjō est aussi un lieu de rencontres, de partage et de convivialité entre les pratiquants et leurs familles.

La progression chez les adultes

Chez les adultes, la progression s'appuie sur des durées indicatives, établies pour un pratiquant qui s'entraîne régulièrement deux fois par semaine.

Ces durées constituent un repère, mais elles ne garantissent jamais à elles seules l'obtention d'une nouvelle ceinture. Chaque pratiquant évolue à son propre rythme, en fonction de son assiduité, de ses capacités et surtout de sa compréhension technique.

Le Goshindō possède une palette technique particulièrement vaste. Pour un pratiquant qui ne participe qu'à un cours par semaine, l'apprentissage demande donc naturellement davantage de temps.

Dans ce cas, comme pour les enfants et les adolescents avec le système des barrettes, les ceintures intermédiaires permettent de reconnaître le travail et les progrès accomplis lorsque le niveau nécessaire à l'obtention de la ceinture supérieure n'est pas encore atteint.

Elles constituent ainsi une étape dans la progression, tout en laissant au pratiquant le temps nécessaire pour approfondir son apprentissage.

Un passage de grade qui ne se limite pas au programme

Lors d'un passage de grade, je m'appuie naturellement sur le programme correspondant au niveau présenté et sur les techniques travaillées durant les entraînements.

Mais j'aime également mettre les pratiquants dans des situations moins attendues.

Il peut ainsi leur être demandé de réaliser une technique correspondant à leur niveau, mais qu'ils n'ont pas travaillée récemment, afin d'observer leur capacité de réaction et leur faculté à mettre leurs connaissances en application.

Il peut également arriver qu'une technique du niveau supérieur soit proposée. L'objectif n'est pas d'exiger une parfaite maîtrise de cette technique, mais de voir si le pratiquant commence à se rapprocher de la compréhension du niveau suivant.

Les passages de grade se déroulent généralement entre plusieurs pratiquants qui travaillent ensemble. Chacun est amené à jouer également le rôle d'uke, le partenaire qui reçoit ou subit la technique.

Pour certains passages de niveaux supérieurs, lorsqu'un seul pratiquant présente son grade, des volontaires viennent participer afin de lui permettre de réaliser l'ensemble de son programme.

Il m'arrive également de servir moi-même d'uke. Cela me permet d'apprécier directement la qualité des placements, la maîtrise de la technique et la capacité du pratiquant à l'adapter à une situation réelle.

L'efficacité, mais surtout la maîtrise

Lors d'un passage de grade, la connaissance d'une technique ne suffit pas.

J'accorde une attention particulière à l'efficacité, aux placements pendant l'exécution de la technique, mais également à la position et au contrôle du pratiquant une fois celle-ci terminée.

La maîtrise du partenaire est également essentielle. Au Bushidō Ryū, il n'est pas question de confondre efficacité et violence.

Comme je le dis régulièrement à mes élèves :

« Faire mal et être percutant est facile et donné à tout le monde. En revanche, maîtriser une frappe, une clé ou savoir arrêter son geste juste avant le contact demande beaucoup plus de travail. »

Savoir contrôler une technique, préserver son partenaire et rester capable d'adapter son action à la situation fait donc pleinement partie de la progression.

Le Randori et « la machine à laver »

La fin du passage de grade peut également comporter un Randori libre, permettant au pratiquant de mettre en application ses connaissances dans une situation moins codifiée.

Il existe également un exercice particulier que nous appelons au Dojo « la machine à laver ».

Le principe est simple : j'effectue différentes projections, adaptées au niveau et à l'âge du pratiquant. Dès qu'il se relève, son partenaire attaque et il doit immédiatement réagir et se défendre.

L'enchaînement des projections, des relevés et des attaques donne peu de temps pour réfléchir. Le pratiquant doit alors s'adapter, retrouver ses repères et répondre à la situation qui se présente.

Le nom de « machine à laver » a été donné à cet exercice par Kristina, une ancienne pratiquante allemande venue étudier en France dans le cadre d'un programme d'échange universitaire. Elle a pratiqué au Dojo d'Attigny durant la saison 2014/2015, celle qui a connu le plus important effectif de son histoire.

Après avoir vécu cet exercice, elle m'avait expliqué avoir eu l'impression d'être passée dans une véritable… machine à laver. Le nom est resté. 😄

Au-delà de son côté original, cet exercice permet surtout d'observer la capacité du pratiquant à réagir, s'adapter et conserver ses moyens dans une situation inhabituelle.

Quand un pratiquant est-il prêt ?

À ce jour, aucun adulte n'a échoué à un passage de grade. Cela ne signifie pas pour autant que les grades sont attribués automatiquement.

Les premiers niveaux restent accessibles à condition d'être assidu et de travailler régulièrement. Les ceintures intermédiaires permettent justement de reconnaître la progression sans précipiter le passage à la couleur supérieure.

À partir de la ceinture verte, que je considère comme le début des niveaux supérieurs, la progression devient plus exigeante. Cette étape marque également un changement symbolique dans la tenue du pratiquant.

Dès l'obtention de la ceinture verte, le pratiquant adopte un Keikogi bicolore : pantalon blanc et veste noire. J'ai choisi d'associer ce changement de tenue à cette étape de la progression car, au fil des années, j'ai constaté que de nombreux pratiquants arrêtaient avant d'atteindre ce niveau.

La ceinture verte représente donc, à mes yeux, une étape importante : celle d'un pratiquant qui a déjà acquis une certaine expérience et qui entre dans une phase d'apprentissage plus approfondie.

Les passages de grades supérieurs ne sont alors pas nécessairement organisés uniquement lors des deux rendez-vous habituels de décembre et juin. Un pratiquant est présenté lorsque je considère qu'il possède réellement le niveau nécessaire.

Le temps indique une direction, mais c'est le niveau réel du pratiquant qui décide du moment où il peut accéder au grade suivant.

Des durées indicatives

Les délais indiqués ci-dessous constituent une référence pour un pratiquant adulte qui s'entraîne régulièrement deux fois par semaine.

Chaque pratiquant évolue cependant à son propre rythme. L'assiduité, les capacités physiques, la compréhension technique et la régularité dans la pratique peuvent naturellement faire varier ces délais.

En moyenne, les principales étapes de progression peuvent être envisagées selon les durées suivantes :

  • Ceinture jaune : environ 4 mois
  • Ceinture orange : environ 5 mois supplémentaires
  • Ceinture verte : environ 6 mois supplémentaires
  • Ceinture bleue : environ 7 mois supplémentaires
  • Ceinture marron : environ 12 mois supplémentaires
  • Ceinture noire – 1er Dan : environ 18 mois supplémentaires

Ces indications correspondent à un pratiquant suivant deux cours par semaine. Pour une personne ne participant qu'à un seul cours hebdomadaire, le temps nécessaire à l'apprentissage est naturellement plus long.

Les ceintures intermédiaires peuvent également être attribuées lorsqu'un pratiquant a progressé, mais n'a pas encore atteint le niveau complet requis pour accéder à la couleur suivante.

Le temps reste donc un repère. Au Bushidō Ryū, c'est avant tout le niveau réel, la compréhension et la maîtrise technique du pratiquant qui déterminent sa progression.

La durée des passages de grade

La durée d'un passage de grade varie selon l'âge et le niveau du pratiquant.

Plus la progression avance, plus le programme technique devient important. Les épreuves deviennent également plus longues et permettent d'évaluer le pratiquant dans différentes situations.

Chez les enfants et les adolescents

Pour les enfants et les adolescents, un passage de grade dure généralement entre une heure et une heure trente.

Chez les adolescents qui accèdent aux niveaux les plus élevés, la durée de l'épreuve peut atteindre environ deux heures.

Cette durée permet d'évaluer les techniques correspondant au niveau présenté, tout en tenant compte de l'âge et des capacités du pratiquant.

Chez les adultes

Chez les adultes débutants, un passage de grade dure généralement entre une heure trente et deux heures.

Ensuite, la durée de l'épreuve augmente progressivement avec le niveau :

  • Entre la ceinture orange et la ceinture verte : environ 2 h à 2 h 30 ;
  • Passage de la ceinture bleue : environ 3 heures ;
  • À partir de la ceinture marron : entre 3 h 30 et 4 h 30 ;
  • Passage de la ceinture noire – 1er Dan : jusqu'à 6 heures.

Ces durées sont nécessaires pour permettre une évaluation complète du programme technique, mais également pour mettre à l'épreuve la condition physique du pratiquant.

Cette condition physique fait partie intégrante de la pratique du Goshindō. Elle est nécessaire pour permettre au corps de continuer à répondre avec efficacité lorsque la fatigue s'installe, mais également pour conserver la lucidité, la concentration et la maîtrise de soi.

Cette dimension prend tout son sens dans une discipline orientée vers la défense personnelle. En situation d'agression, on ne choisit ni le moment, ni la durée, ni les conditions dans lesquelles il faudra être capable de réagir.

Plus le niveau du pratiquant augmente, plus il doit donc être capable de démontrer non seulement ses connaissances techniques, mais aussi son endurance, son adaptation, son contrôle et sa capacité à conserver une réponse efficace malgré la fatigue.

Les exercices tels que le Randori libre ou la « machine à laver » participent également à cette mise à l'épreuve, en plaçant le pratiquant dans des situations où il doit continuer à réagir et à utiliser ses connaissances sans savoir exactement ce qui va suivre.

Et finalement, lorsqu'on pratique un art martial que l'on aime profondément, la notion du temps finit souvent par disparaître.

"Quand on pratique quelque chose que l'on aime ou que l'on adore, le temps n'existe plus."

Les Dan, les hauts grades et les Menkyo

La ceinture noire ne représente pas la fin de la progression dans les arts martiaux. Elle marque au contraire le début d'une nouvelle étape, au cours de laquelle le pratiquant approfondit progressivement ses connaissances techniques et sa compréhension du Budō.

Au Bushidō Ryū, comme au sein de la FIAMT, les grades Dan et les titres qui leur succèdent s'inscrivent dans une progression précise.

Du 1er au 3e Dan

Les trois premiers Dan sont représentés par la ceinture noire, à laquelle sont ajoutées des barrettes dorées permettant d'identifier le grade du pratiquant :

  • 1er Dan : ceinture noire avec une barrette dorée ;
  • 2e Dan : ceinture noire avec deux barrettes dorées ;
  • 3e Dan : ceinture noire avec trois barrettes dorées.

Ces premiers Dan correspondent à une période d'approfondissement de la pratique et de consolidation des connaissances acquises.

Une progression qui demande du temps

L'obtention d'un Dan ne permet pas de se présenter immédiatement au grade suivant. Entre chaque niveau, un temps minimum de pratique et d'expérience est nécessaire.

À titre indicatif :

  • après le 1er Dan, il faut attendre au minimum 2 ans avant de pouvoir se présenter au 2e Dan ;
  • après le 2e Dan, il faut attendre au minimum 3 ans avant de pouvoir se présenter au 3e Dan ;
  • après le 3e Dan, il faut attendre au minimum 4 ans avant de pouvoir se présenter au 4e Dan ;
  • et ainsi de suite, avec un délai minimum qui augmente avec le niveau du grade.

Ces délais représentent un minimum. Ils ne garantissent pas l'accès au grade suivant : le pratiquant doit également poursuivre son travail, approfondir sa pratique et atteindre le niveau attendu.

Un Dan ne se mesure donc pas uniquement au nombre d'années écoulées depuis le grade précédent, mais à l'expérience et à la progression acquises durant cette période.

Le 4e et le 5e Dan

À partir du 4e Dan, le pratiquant entre dans le niveau des hauts grades au sein de la FIAMT.

Les 4e et 5e Dan portent une ceinture noire et rouge, distinguant visuellement cette nouvelle étape dans leur parcours.

Ces grades représentent plusieurs années supplémentaires de pratique, de recherche et d'expérience dans les arts martiaux.

Au-delà du 5e Dan : le Kodansha et les Menkyo

Au sein de la FIAMT, la progression en Dan s'arrête au 5e Dan.

Au-delà, la reconnaissance du parcours ne se fait donc pas par l'attribution d'un 6e, 7e, 8e, 9e ou 10e Dan, comme cela peut exister dans d'autres fédérations ou traditions martiales.

La progression se poursuit notamment par l'accès au niveau de Kodansha, matérialisé par le port de la ceinture blanche et rouge.

Le terme Kodansha désigne un pratiquant ayant atteint un niveau élevé dans son parcours martial. Il ne correspond pas simplement à un Dan supplémentaire, mais à une autre forme de reconnaissance de l'expérience, du niveau technique et du chemin parcouru.

La FIAMT utilise également le système traditionnel des Menkyo, qui reconnaît notamment les capacités et l'expérience dans la pratique et la transmission des arts martiaux.

Parmi ces titres figurent notamment :

  • Renshi ;
  • Kyoshi ;
  • Hanshi.

Ces titres ne doivent pas être confondus avec des grades Dan. Ils correspondent à une autre forme de reconnaissance, liée au parcours, à l'expérience et à la capacité de transmission du pratiquant.

Des systèmes différents selon les fédérations

Dans les arts martiaux japonais, il n'existe pas un système unique de grades et de ceintures applicable à toutes les disciplines et à toutes les fédérations.

Dans certaines organisations, la progression peut se poursuivre après le 5e Dan avec des 6e, 7e, 8e, 9e et parfois 10e Dan. Les couleurs de ceintures peuvent alors également évoluer, avec notamment des ceintures rouges et blanches, rouges, ou parfois blanches pour les niveaux les plus élevés.

Ces systèmes existent dans différentes traditions martiales, mais ils ne correspondent pas au fonctionnement adopté par la FIAMT.

C'est pourquoi, au Bushidō Ryū, nous distinguons clairement la progression des Dan jusqu'au 5e Dan, puis les reconnaissances et titres qui s'inscrivent dans la continuité du parcours martial, notamment le Kodansha et les différents Menkyo.

Les ceintures des hauts gradés

Les ceintures, mais seulement les deux premières sont portées dans notre Dojo. Les deux suivantes sont justes à titre indicatif !

Pour les 4e et 5e Dan

Pour les 6e et 7e Dan

Pour les 8e et 9e Dan

Pour les 10e Dan

Le Keikogi, une tenue qui accompagne la progression

Le Keikogi est la tenue traditionnelle utilisée pour la pratique des arts martiaux japonais.

Au Bushidō Ryū, les pratiquants débutent avec un Keikogi blanc, dans le respect de cette tradition.

La tenue évolue ensuite au fil de la progression et constitue également un repère visuel permettant d'identifier les différentes étapes du parcours du pratiquant.

Une évolution née de l'histoire du Dojo

À partir de la saison 2013/2014, une seconde tenue a été mise en place pour accompagner la progression des pratiquants.

À cette époque, j'avais choisi un Keikogi rouge, une couleur que j'avais notamment connue au sein du Dojo de Strasbourg. Dans ce Dojo, cette tenue était adoptée dès la ceinture orange.

Au Bushidō Ryū, j'ai choisi de réserver ce changement de tenue à une étape plus avancée de la progression, à partir de la ceinture verte, que je considère comme l'entrée dans les niveaux supérieurs.

Ce choix correspond également à un constat fait au fil des années : de nombreux pratiquants arrêtent leur pratique avant d'atteindre ce niveau. Le changement de tenue marque donc aussi symboliquement une nouvelle étape dans leur parcours.

Du rouge au noir et blanc

La tenue rouge est restée en place pendant 11 saisons. Mais à partir de la saison 2024/2025, il est devenu de plus en plus difficile de trouver des Keikogi rouges de qualité à un prix accessible.

Après discussion avec notre fournisseur, il est apparu qu'il était beaucoup plus simple de trouver des éléments séparés permettant de composer une tenue avec différentes couleurs.

J'ai donc choisi d'adopter une nouvelle combinaison : pantalon blanc et veste noire.

Ce n'est qu'après ce choix que je me suis rendu compte que cette association de couleurs était également utilisée dans la pratique du Kobudō.

Le choix n'avait donc pas été fait pour imiter cette discipline, mais simplement pour des raisons pratiques et afin de conserver une évolution visuelle dans la tenue des pratiquants.

À partir de la ceinture noire

À partir de la ceinture noire, la tenue évolue une nouvelle fois.

Le pratiquant porte alors un pantalon noir et une veste blanche. Cette inversion des couleurs permet notamment de mieux mettre visuellement en valeur la ceinture noire.

La tenue du professeur

Le professeur porte quant à lui un Keikogi entièrement noir, permettant de le distinguer visuellement des pratiquants.

Ainsi, au Bushidō Ryū, l'évolution de la tenue accompagne également la progression :

  • Du début jusqu'à la ceinture orange-verte : Keikogi entièrement blanc ;
  • À partir de la ceinture verte : pantalon blanc et veste noire ;
  • À partir de la ceinture noire : pantalon noir et veste blanche ;
  • Le professeur : Keikogi entièrement noir.

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