2017 — 2020 : une nouvelle étape fédérale

2017 — À la recherche d'une nouvelle structure

En 2017, une nouvelle étape commence dans mon parcours. Après plusieurs années de pratique et d'enseignement auprès de Pascal Stoupy, je décide de poursuivre mon chemin de manière indépendante à la suite d'un désaccord concernant les conditions d'accès au passage de la ceinture noire.

Pour pouvoir présenter un pratiquant au 1er Dan ou un niveau supérieur, il était notamment demandé de pouvoir se rendre au moins une fois par mois au Dojo de Sedan. Cette exigence était difficilement compatible avec ma situation professionnelle et familiale. À cette période, j'élevais seul mes quatre enfants, alors adolescents, et les contraintes de déplacement étaient importantes. Le même problème se posait pour l'un de mes élèves qui se préparait  au 1er Dan.

Les conditions devenaient encore plus contraignantes pour les grades supérieurs. Pour accéder aux Dan suivants, il était nécessaire de participer à un stage en Autriche, afin d'être évalué par Pascal Stoupy ainsi que par les enseignants autrichien et canadien présents. Si leur validation était obtenue, le passage du grade pouvait ensuite être organisé au Dojo de Sedan.

Sur le principe, je comprends la volonté de maintenir un suivi technique et de contrôler la progression des pratiquants. Mais je considérais que ces conditions pouvaient devenir difficiles d'accès pour certains pratiquants en raison de leurs contraintes professionnelles, familiales ou financières.

Un autre élément a renforcé ma décision. Je me suis retrouvé dans une situation où je ne comprenais pas les différences de conditions appliquées entre certains enseignants et moi-même pour l'accès aux grades supérieurs. Après avoir été formé pendant près de dix années, à raison d'environ trois heures par semaine, je souhaitais pouvoir me présenter au 5e Dan, mais il m'était demandé de reprendre un suivi régulier à Sedan avant de pouvoir accéder au grade.

Cette situation m'a finalement conduit à faire le choix de quitter l'enseignement de Pascal Stoupy en 2017.

J'en ai alors discuté avec mes pratiquants, notamment ceux qui approchaient de la ceinture noire. Nous avons décidé de continuer notre pratique et notre enseignement de manière indépendante, sans pour autant remettre en cause le travail qui avait été accompli durant toutes les années précédentes.

Dans un premier temps, je ne cherche pas activement une nouvelle fédération. Entre mon activité professionnelle, ma vie familiale et l'enseignement, je manque de temps et mes recherches sur Internet ne me permettent pas de trouver une structure qui corresponde réellement à ce que je recherche.

C'est finalement en 2020 que je décide de reprendre sérieusement mes recherches. Mon objectif est alors double : faire reconnaître mon propre parcours et mes qualifications, mais également permettre à mes pratiquants adultes qui approchent ou ont atteint la ceinture noire de poursuivre leur progression dans un cadre fédéral.

2017–2020 — Continuer à transmettre malgré l'absence de structure fédérale

Après notre décision de poursuivre notre chemin de manière indépendante en 2017, l'enseignement continue au sein du Bushidō Ryū.

Cette nouvelle situation ne remet pas en cause la progression des pratiquants. Au contraire, plusieurs de mes élèves adultes poursuivent leur travail avec sérieux et atteignent progressivement le niveau de la ceinture noire.

Trois pratiquants adultes obtiennent ainsi leur ceinture noire au sein du Dojo : le premier le 3 juin 2017, quelques semaines seulement après mon départ de l'enseignement de Pascal Stoupy, puis deux autres le 25 mai 2019.

Ces passages de grades constituent une étape importante dans leur parcours, mais ils font également apparaître une nouvelle question : comment permettre à ces pratiquants de poursuivre leur progression et de faire reconnaître leurs grades dans un cadre fédéral ?

Jusqu'alors, je pouvais m'appuyer sur mon expérience et sur les connaissances acquises au cours de mes nombreuses années de pratique et d'enseignement. Mais pour ces pratiquants qui avaient désormais atteint la ceinture noire, il devenait nécessaire de trouver une structure extérieure capable d'évaluer et de reconnaître leur niveau.

Ma recherche fédérale en 2020 ne concernait donc pas uniquement mon propre parcours. Elle répondait également à une volonté de donner à mes élèves une véritable continuité dans leur progression, avec la possibilité d'accéder à leur tour aux grades supérieurs dans un cadre reconnu.

C'est dans cette perspective que je décide, en 2020, de rechercher sérieusement une fédération correspondant à mon parcours, à ma conception du Budo et aux besoins de mes pratiquants.

2020 — La rencontre avec la FIAMT

En 2020, après plusieurs années de pratique et d'enseignement en dehors d'une structure fédérale, je décide de reprendre activement mes recherches afin de trouver une organisation capable de reconnaître mon parcours, mais également d'offrir un cadre aux pratiquants du Dojo qui avaient atteint la ceinture noire.

Je découvre alors plusieurs fédérations susceptibles de correspondre à mes recherches. Mais c'est en consultant le fonctionnement et les disciplines proposées par la FIAMT — Fédération Internationale des Arts Martiaux Traditionnels que je trouve réellement une structure qui retient mon attention.

La FIAMT se distingue notamment par son ouverture à de nombreuses disciplines d'arts martiaux traditionnels et à plusieurs pays. Cette dimension internationale et cette diversité correspondent à ma conception d'un Budo qui ne se limite pas à une seule discipline.

Je prends donc contact avec la FIAMT durant l'été 2020. Afin de permettre à la commission technique d'étudier mon parcours, je transmets mes différents diplômes, titres et documents, ainsi que des vidéos permettant d'apprécier ma pratique technique.

Mon souhait est clair : faire reconnaître le parcours que j'ai construit depuis de nombreuses années, sans avoir à recommencer des examens pour des grades et des qualifications déjà obtenus, tout en permettant à mes pratiquants de poursuivre eux aussi leur progression dans un cadre fédéral.

Mon dossier est alors étudié par une commission composée de dix hauts gradés de la FIAMT, représentant différents styles d'arts martiaux.

À l'issue de cette étude, la commission reconnaît mon 4e Dan de Goshindō, mon Menkyo de Renshi, ainsi que mon diplôme d'Animateur Fédéral LEAT obtenu en 2003.

Cette reconnaissance est importante pour moi. Elle ne représente pas seulement la validation de grades ou de diplômes : elle permet de faire le lien entre toutes les années de pratique, d'enseignement et de transmission qui constituent mon parcours, tout en ouvrant une nouvelle perspective pour mes élèves.

Je rejoins ainsi la FIAMT en 2020, avec le sentiment d'avoir trouvé une structure dans laquelle je peux continuer à apprendre, transmettre et progresser.

2012 — Le Menkyo Renshi, reconnu par la FIAMT en 2020

En 2012, après plusieurs années de pratique et d'enseignement, Pascal Stoupy me décerne le Menkyo de Renshi.

Le terme Menkyo désigne une licence ou un certificat de transmission dans les traditions martiales japonaises. Il ne s'agit donc pas simplement d'un grade supplémentaire : il vient reconnaître un niveau de maîtrise et de transmission acquis au fil des années de pratique et d'enseignement.

Le titre de Renshi vient ainsi compléter mon parcours, qui comprend déjà plusieurs années d'enseignement et plusieurs grades de Goshindō.

Lorsque je rejoins la FIAMT en 2020, je transmets ce document à la commission chargée d'étudier mon parcours, avec mes diplômes, mes grades et les vidéos techniques demandées.

Après examen de mon dossier par la commission composée de dix hauts gradés, la FIAMT reconnaît officiellement mon Menkyo de Renshi, au même titre que mon 4e Dan de Goshindō et mon diplôme d'Animateur Fédéral LEAT.

Cette reconnaissance est importante car elle permet de conserver la continuité de mon parcours : le Menkyo a été obtenu en 2012, puis reconnu par une nouvelle structure fédérale en 2020, sans que j'aie à recommencer un parcours ou à repasser un examen pour une qualification déjà acquise.

Menkyo Renshi
Une reconnaissance de maîtrise et de capacité de transmission dans la tradition des arts martiaux japonais.
Décerné en 2012 — reconnu par la FIAMT en 2020.

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