2004 — 2010 : Attigny Bushido et évolution du Dojo

2004 : une nouvelle étape pour le Dojo

Le 21 février 2004, j’obtiens mon 2e Dan de Goshindō, seulement un an après mon 1er Dan. Cette progression vient récompenser plusieurs années d’entraînement régulier, mais aussi une période particulièrement intense consacrée à l’enseignement dans plusieurs Dojos.

En avril 2004, une partie importante des Dojos quitte la Fédération Française de Goshindō. Je fais alors le choix de poursuivre mon chemin et de continuer à enseigner au Dojo d’Attigny.

Le 4 octobre 2004, le Dojo des Goshindokas d’Attigny change officiellement de nom et devient Attigny Bushido. . Ce changement marque une nouvelle étape dans son histoire et affirme davantage son identité propre, tout en conservant sa vocation : pratiquer et transmettre le Goshindō.

Le Dojo poursuit alors son développement, avec une attention particulière portée à la progression des pratiquants et à la qualité de l’enseignement. Après avoir enseigné dans plusieurs structures, je peux désormais consacrer pleinement mon énergie au développement de mon propre Dojo.

Cette nouvelle identité va accompagner les années suivantes, durant lesquelles Attigny Bushido va continuer à évoluer, tant par ses effectifs que par son organisation et mon propre parcours technique et pédagogique.

Je continue parallèlement à m'entraîner régulièrement auprès de Pascal Stoupy, avec l'objectif de poursuivre ma progression dans les grades et d'approfondir encore ma pratique du Goshindō.

Document historique — Passeport de grades World Kobudo / FFGD

Ce passeport témoigne de la progression de Gérald Lebeaux dans le Goshindō au sein de la structure fédérale World Kobudo, dont faisait partie la FFGD à cette époque.

2006 — Un nouveau tournant fédéral et le 3e Dan

En juin 2006, j’obtiens mon 3e Dan de Goshindō, seulement 27 mois après mon 2e Dan. Cette progression est le résultat d’un entraînement régulier et d’un travail continu, aussi bien sur le plan technique que pédagogique.

Cette même année, en juin 2006, je quitte l’IMAF. Ce changement marque une nouvelle étape dans mon parcours fédéral et me conduit à poursuivre mon enseignement et ma pratique dans un cadre différent.

Malgré ces changements, Attigny Bushido poursuit son activité. Les cours sont toujours organisés  le mardi soir et le samedi après-midi, tandis que je continue parallèlement mon propre entraînement.

Cette période est également marquée par une évolution progressive des effectifs du Dojo. L’objectif reste de faire progresser les pratiquants tout en maintenant un enseignement fidèle à l'esprit du Goshindō.

2008–2009 — Un tournant personnelet une remise en question

La saison 2008/2009 marque une période particulière dans l'histoire du Dojo d'Attigny. Elle commence pourtant de manière très positive : l'effectif atteint pour la première fois 38 pratiquants, son premier véritable record.

Mais cette même période est marquée par un tournant personnel important avec mon divorce. Le Dojo étant alors une structure à dimension familiale, cette situation a eu des répercussions sur l'association. Certains adhérents ont pris position dans cette situation personnelle, sans forcément connaître les raisons ou la réalité de ma vie privée.

À la rentrée de septembre 2009, seuls 15 pratiquants reviennent au Dojo. Cette chute brutale des effectifs est difficile à vivre et me conduit à me demander sérieusement si je dois poursuivre ou arrêter l'enseignement.

C'est alors qu'une rencontre va changer la suite de l'histoire. Un nouvel adhérent adulte, Vincent Mercier, rejoint le Dojo avec un réel intérêt pour le Goshindō. Il s'investit rapidement et commence à parler de la discipline autour de lui.

Son enthousiasme contribue à relancer la dynamique de l'association. La saison suivante, les effectifs remontent avec 20 pratiquants à Attigny, auxquels s'ajoutent 4 pratiquants au nouveau Dojo de Rethel.

Cette période m'aura finalement appris qu'un Dojo ne repose pas uniquement sur un nombre d'adhérents ou sur des résultats techniques. Il repose avant tout sur les personnes qui croient en la pratique et qui contribuent à la faire vivre.

Ce passage difficile aurait pu marquer la fin de mon enseignement. Il devient finalement un nouveau départ, qui va conduire à l'ouverture du Dojo de Rethel.

2009 — Le 4e Dan et une nouvelle étape

Malgré les difficultés rencontrées au cours de cette période, je poursuis mon entraînement et mon enseignement. En juin 2009, j'obtiens mon 4e Dan de Goshindō, trois ans seulement après mon 3e Dan, alors que quatre années étaient normalement nécessaires entre ces deux grades.

Ce grade vient récompenser la continuité de mon travail technique, mais également les années consacrées à l'enseignement et à la transmission du Goshindō.

Parallèlement, la saison 2009/2010 marque une évolution dans l'organisation des cours d'Attigny : le cours du samedi après-midi est déplacé au samedi matin.

Mais cette période est surtout celle d'une reconstruction. Après la forte baisse des effectifs à Attigny, la dynamique revient progressivement grâce notamment à l'arrivée de nouveaux pratiquants.

Dans le même temps, l'idée d'un nouveau Dojo à Rethel commence à prendre forme. La saison suivante, en septembre 2010, ce projet devient réalité.

Après avoir failli abandonner l'enseignement, je m'apprête finalement à ouvrir un nouveau Dojo. Cette ouverture va donner une nouvelle direction à mon parcours et devenir, quelques années plus tard, le point de départ de l'histoire du Bushidō Ryū.

Année Goshindō
Février 2004 ⚫ 2e Dan
Juin 2006 ⚫ 3e Dan
Juin 2009 ⚫ 4e Dan

Trois grades obtenus au cours d'une période de forte implication dans l'entraînement et l'enseignement du Goshindō.

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