L'association

Le Bushidō Ryū est une association loi 1901 dédiée à la transmission des arts martiaux traditionnels japonais.

Depuis sa création en septembre 2000 à Attigny, l'association a évolué au fil des années, tout en conservant une même volonté : transmettre une pratique martiale sérieuse, accessible et respectueuse des valeurs du Budō.

Aujourd'hui installé au Gymnase Mermoz à Rethel, le Bushidō Ryū propose la pratique du Goshindō et de l'Iaïdo, dans un esprit de progression, de respect et de transmission.

Notre raison d'être

Le Bushidō Ryū a pour vocation de transmettre les arts martiaux traditionnels japonais à travers une pratique exigeante mais accessible.

Au-delà de l'apprentissage technique, nous souhaitons permettre à chacun de développer la maîtrise de soi, la confiance, la condition physique, la discipline et le respect des autres.

Notre pratique ne repose pas sur la compétition. Nous privilégions la progression personnelle, la qualité de l'enseignement et la transmission des valeurs du Budō.

Chacun doit pouvoir progresser à son rythme, dans un cadre sérieux, bienveillant et convivial.

Une histoire qui commence en 2000

L'association voit le jour en septembre 2000 à Attigny, sous le nom de Dojo des Goshindokas d'Attigny.

Les premiers cours sont dispensés à Attigny, ville natale de l'instructeur. À cette époque, le Dojo fonctionne comme une section de l'association Vitagym de Tourteron.

Dès sa création, le Dojo est affilié à la Fédération Française de Goshindo (FFGD), qui constitue alors son cadre fédéral.

Au démarrage, les cours ont lieu seulement le mardi soir. Puis au bout de quelques mois, une deuxième séance d’entrainement est mise en place le jeudi soir, à la demande des élèves.

Le samedi après-midi remplace ensuite cette deuxième séance en semaine, permettant notamment de faciliter l'accès aux cours pour les personnes qui travaillent ou qui disposent de davantage de temps le week-end.

Cette première période permet à l'activité de se développer et de trouver progressivement son identité.

2002 — Une première affiliation complémentaire

En septembre 2002, l'association s'affilie  également à la FFEPMM (Fédération Française d'Éducation Physique et de Monde Moderne).

Cette affiliation permet notamment à l'instructeur de suivre une formation et d'obtenir son diplôme d'animateur LEAT.

L'association reste parallèlement affiliée à la Fédération Française de Goshindo (FFGD), fédération spécifiquement dédiée à la pratique du Goshindō, qui demeure son cadre fédéral principal.

Cette double affiliation permet ainsi au Dojo de poursuivre son développement tout en bénéficiant de deux cadres complémentaires : la FFGD pour sa pratique et son identité martiales, et la FFEPMM pour son accompagnement dans le domaine de l'éducation physique et de l'animation sportive.

2004–2006 — À la recherche d'une fédération d'arts martiaux

Après son départ de la FFGD en avril 2004, l'association poursuit son activité tout en restant affiliée à la FFEPMM, affiliation qui sera conservée jusqu'en 2020.

Cependant, la FFEPMM n'étant pas une fédération spécifiquement consacrée aux arts martiaux, l'association cherche une structure qui puisse davantage correspondre à sa pratique du Goshin-Jitsu et permettre à ses pratiquants de progresser dans un environnement véritablement martial.

Certains Dojos ayant quitté la FFGD restent alors en contact afin de poursuivre les échanges et de continuer à avancer sur le plan technique. Cette volonté d'échanger et de progresser conduit l'association à rechercher une nouvelle fédération d'arts martiaux.

En septembre 2004, Attigny Bushido rejoint ainsi l'IMAF.

Cette affiliation doit permettre à l'association de retrouver un cadre fédéral orienté vers les arts martiaux, de développer les échanges avec d'autres pratiquants et de poursuivre sa progression technique.

Après deux saisons sportives au sein de cette fédération, l'expérience ne répond finalement pas pleinement aux attentes de l'association, notamment en matière d'échanges techniques et de pratique martiale.

En juin 2006, Attigny Bushido décide donc de quitter l'IMAF.

L'association conserve néanmoins son affiliation à la FFEPMM et poursuit son chemin, en continuant à rechercher une structure fédérale spécifiquement adaptée à son identité et à son enseignement martial.

2009–2010 — Une nouvelle organisation

La saison 2008/2009 marque cependant un tournant important dans la vie de l'association. L'évolution de la situation personnelle de l'instructeur l'amène à rééquilibrer son investissement entre l'enseignement, la vie du Dojo et sa vie personnelle.

Lors de la saison 2009/2010, les cours du samedi après-midi sont transférés au samedi matin. Cette modification permet de laisser davantage de temps libre le week-end aux adhérents, mais également à l'instructeur qui, sur les saisons précédentes, dispensait les cours de 13h30 à 18h00.

Cette nouvelle organisation correspond à une volonté de retrouver un meilleur équilibre dans le fonctionnement du Dojo, tout en maintenant la qualité de l'enseignement et en permettant aux pratiquants qui poursuivent leur engagement de continuer à progresser.

Automne 2010 - Naissance du Bushidō Ryū

À l’automne 2010, l’association change une nouvelle fois de nom et devient officiellement Bushidō Ryū.

Ce nouveau nom accompagne l’ouverture du Dojo de Rethel et marque le début d’une nouvelle période de son histoire.

Bushidō (武士道) signifie « la Voie du Guerrier ». Le terme Ryū (流) désigne une école, un courant ou une lignée de transmission. Bushidō Ryū peut ainsi se comprendre comme « l’École de la Voie du Guerrier ».

Ce nom traduit la volonté de l’association de s’inscrire dans une pratique martiale traditionnelle fondée sur la transmission, la discipline, le respect et la progression de chacun.

2013 — Le samedi matin à Rethel

En janvier 2013, une nouvelle évolution intervient dans l’organisation des cours. Le créneau du samedi matin se libère au Dojo de Rethel. Après les démarches nécessaires, celui-ci peut être consacré à la pratique du Goshin-Jitsu.

Les cours du samedi matin sont alors organisés en alternance entre le Dojo d’Attigny et celui de Rethel.

Cette organisation permet de maintenir les deux lieux de pratique tout en offrant aux pratiquants un nouveau créneau adapté à leur disponibilité.

2014–2015 — Le sommet des effectifs

Les années qui suivent l’ouverture du Dojo de Rethel confirment la dynamique engagée depuis 2010.

La saison 2014/2015 constitue alors une période particulièrement importante dans l’histoire de l’association. L’effectif des deux Dojos se situe entre 38 et 57 pratiquants, avec un record de 57 adhérents atteint au cours de cette saison.

Cette progression témoigne du développement de l’association et de l'intérêt porté au Goshindō. Les deux Dojos permettent alors à de nombreux pratiquants de s’entraîner, de progresser dans les grades et de poursuivre leur chemin dans les arts martiaux.

Cette période représente le plus haut niveau d’effectif jamais atteint par l’association et marque l’aboutissement de plusieurs années de développement depuis l’ouverture du Dojo de Rethel.

2017–2020 — À la recherche d’une nouvelle voie

Après la fin du partenariat avec le Dojo de Sedan au printemps 2017, l’association poursuit son activité tout en recherchant une nouvelle structure fédérale.

Depuis 2002, elle est affiliée à la FFEPMM, qui lui apporte notamment un cadre administratif et sportif. Cette affiliation permet également à l’instructeur d’obtenir son diplôme d’animateur LEAT.

Cependant, la FFEPMM étant une fédération généraliste, elle ne répond pas pleinement aux attentes de l’association en matière d’arts martiaux. Le Dojo souhaite notamment pouvoir évoluer dans un environnement spécifiquement consacré aux arts martiaux, favoriser les échanges techniques et permettre la reconnaissance du grade et du parcours et du niveau de son instructeur, mais également des grades des pratiquants.

Cette dernière dimension devient particulièrement importante pour les adultes du Dojo qui approchent de la ceinture noire. L'objectif est de leur permettre, eux aussi, de faire reconnaître leur niveau et de poursuivre leur progression dans un cadre fédéral adapté.

Plusieurs pistes sont alors étudiées. L’objectif est de trouver une fédération capable de correspondre davantage à l’identité du Dojo, tout en offrant aux pratiquants un cadre leur permettant de progresser et de faire reconnaître leurs grades.

Durant cette période, l’association reste affiliée à la FFEPMM jusqu’en août 2020, tout en poursuivant sa recherche.

Cette recherche aboutit finalement en septembre 2020, lorsque le Bushidō Ryū rejoint la Fédération Internationale d’Arts Martiaux Traditionnels (FIAMT).

Cette affiliation ouvre alors une nouvelle période dans l'histoire du Dojo, avec une fédération orientée spécifiquement vers les arts martiaux traditionnels et permettant de poursuivre le développement de la pratique, la reconnaissance des grades et la progression des pratiquants.

2020–2021 — Une année qui bouleverse le Dojo

Alors que le Bushidō Ryū vient de rejoindre la FIAMT, l'année 2020 est brutalement marquée par la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Comme de nombreuses associations sportives, le Dojo doit interrompre ses entraînements habituels et s'adapter aux différentes restrictions. Les pratiquants ne peuvent plus se retrouver normalement sur les tatamis et la vie du Dojo est profondément perturbée.

Pour autant, nous avons souhaité conserver le lien entre les pratiquants, aussi bien sur le plan social que physique. Lorsque les conditions le permettaient, des séances de cardio et de travail au bokken étaient organisées en extérieur, y compris durant les mois d'hiver.

Ces entraînements en plein air ont permis de maintenir une activité physique, mais surtout de préserver l'esprit de groupe et les liens qui unissent les pratiquants du Dojo durant cette période particulière.

C'est également au cours de cette période, à la faveur de l'affiliation à la FIAMT, qu'une nouvelle discipline fait son entrée au Bushidō Ryū : l'Iaïdo.

Cette découverte ouvre progressivement une nouvelle voie de pratique au sein du Dojo, complémentaire du Goshindō et profondément liée à la tradition des arts martiaux japonais.

Malgré les difficultés, le Bushidō Ryū poursuit donc son chemin. La période Covid, qui aurait pu interrompre durablement la vie de l'association, devient finalement le point de départ d'une nouvelle étape de son histoire.

Premier stage d’Iaïdo au Bushidō Ryū — 27 et 28 août 2021.

2021–2026 — Une nouvelle voie de progression

La pratique de l'Iaïdo répond également à une recherche personnelle de l'instructeur : apprendre à manipuler correctement le katana avec précision et maîtrise.

Dans cette discipline, la précision du geste est essentielle. Le sabre ne pardonne pas l'approximation et une erreur de manipulation peut entraîner une blessure. Cette exigence de précision, de concentration et de maîtrise correspond pleinement à la recherche poursuivie dans la pratique du Budō.

Pour progresser, Gérald Lebeaux s'appuie notamment sur les enseignements transmis lors des stages, sur les vidéos de Hanshi Noboru Ogura et d'autres professeurs, ainsi que sur un travail personnel régulier.

Les douze katas du Seitei Iaïdo sont ainsi étudiés et travaillés avec rigueur. Des vidéos de sa pratique sont régulièrement transmises à Hanshi Adolphe Schneider, qui lui apporte ses corrections et l'accompagne dans sa progression.

Cette progression aboutit en mai 2026 à l'obtention du 1er Dan d'Iaïdo.

L'arrivée de l'Iaïdo au Bushidō Ryū ne constitue donc pas simplement l'ajout d'une nouvelle discipline. Elle s'inscrit dans la continuité d'un parcours martial commencé plusieurs décennies auparavant, autour de la recherche, de la précision du geste et de la transmission.

Le Dojo d'Attigny disparaît, mais son histoire continue de vivre à travers le Bushidō Ryū.

2021–2023 — Le Bushidō Ryū se recentre sur Rethel

Après la fermeture du Dojo d'Attigny, le Bushidō Ryū poursuit son activité au Gymnase Mermoz à Rethel, désormais devenu son unique lieu de pratique.

Cette nouvelle organisation permet de concentrer les forces de l'association sur un seul Dojo et de poursuivre la transmission du Goshindō tout en développant la pratique de l'Iaïdo, introduite au sein du Bushidō Ryū en 2021.

Malgré les années difficiles traversées depuis la crise sanitaire, l'association continue ainsi son chemin, avec la volonté de préserver son identité, de transmettre les valeurs du Budō et d'accompagner chaque pratiquant dans sa progression.

Le recentrage sur Rethel ne constitue donc pas une rupture avec l'histoire de l'association : il en est une nouvelle étape.

24 Septembre 2023 — Remise du Menkyo de Kyoshi et du grade Kodansha ceinture blanche et rouge.
Une étape importante dans un parcours consacré à la pratique, à l'enseignement et à la transmission du Budō.

2026 — Une histoire qui continue

En 2026, plus de vingt-cinq ans après la création du Dojo des Goshindokas d'Attigny, le Bushidō Ryū poursuit son chemin à Rethel.

Le Dojo propose aujourd'hui deux disciplines complémentaires : le Goshindō et l'Iaïdo, chacune permettant aux pratiquants d'emprunter une voie de progression différente.

Le Goshindō demeure le cœur historique de l'association, tandis que l'Iaïdo, introduit au Dojo en 2021, est devenu une seconde voie de pratique profondément liée à notre conception des arts martiaux traditionnels japonais.

En mai 2026, après plusieurs années de travail et de progression, l'instructeur obtient son 1er Dan d'Iaïdo, venant ainsi compléter son parcours martial et poursuivre la transmission de cette discipline au sein du Bushidō Ryū.

Aujourd'hui, notre ambition reste la même qu'à nos débuts : transmettre, progresser et faire vivre les valeurs du Budō dans un Dojo à taille humaine.

L'histoire commencée à Attigny en 2000 se poursuit aujourd'hui à Rethel. Et elle continue de s'écrire avec chaque nouvelle génération de pratiquants.

2001 — Indépendance

En septembre 2001, l'association prend son indépendance et vole de ses propres ailes, sous la présidence de M. Gérald Lebeaux.

Elle quitte alors le cadre de l'association Vitagym de Tourteron et poursuit directement son activité sous sa propre responsabilité, tout en conservant son affiliation à la Fédération Française de Goshindo (FFGD).

Cette période constitue les premières années de construction du Dojo : une association jeune, un nombre de pratiquants en progression et une volonté déjà bien présente de transmettre le Goshindō dans un esprit sérieux et convivial.

2004 — Un changement de cap

En avril 2004, après plusieurs années au sein de la Fédération Française de Goshindo, l'association décide de quitter la FFGD, qui comptait alors 21 Dojos dans toute la France. Celle-ci se divise : 11 Dojos restent au sein de la Fédération et 10 prennent leur indépendance.

Ce départ constitue une étape importante dans son histoire. À cette occasion, l'association change également d'appellation et adopte le terme Goshin-Jitsu, qui remplace alors celui de Goshindō.

Le Dojo des Goshindokas d'Attigny devient alors Attigny Bushido en octobre 2004.

L'association poursuit néanmoins son activité et son enseignement, fidèle aux principes martiaux qui ont guidé ses débuts.

2006–2009 — Une période de développement et de progression

Après son départ de l'IMAF en juin 2006, Attigny Bushido poursuit son activité tout en conservant son affiliation à la FFEPMM.

Durant les saisons 2006/2007 à 2008/2009, les cours sont dispensés le mardi soir et le samedi après-midi.

Comme dans toute association, les pratiquants se succèdent au fil des années. Certains quittent le Dojo après quelques saisons, tandis que celles et ceux qui poursuivent leur pratique progressent dans les grades et approfondissent leur connaissance du Goshin-Jitsu.

Malgré ces mouvements réguliers, le Dojo connaît alors une période de développement et compte près de 40 pratiquants à son meilleur niveau.

Cette période s'accompagne d'une forte diminution du nombre de pratiquants. L'effectif passe ainsi de près de 40 élèves à 13 pratiquants en septembre 2009.

Cette baisse importante conduit également à repenser l'organisation des entraînements et le rythme de fonctionnement du Dojo.

2010 — L’ouverture du Dojo de Rethel

Après plusieurs années de réflexion, un nouveau projet voit le jour : ouvrir un second Dojo à Rethel.

Depuis 2009, l’instructeur réside  à Rethel. Cette proximité rend naturellement possible l’ouverture d’un Dojo dans la ville, mais encore fallait-il trouver un créneau disponible dans une structure adaptée.

Lors de la saison 2009/2010 aucune possibilité ne se présente. Puis, à l’été 2010, le départ d’un animateur de Viet-Vo-Dao, muté dans une autre région, libère deux créneaux au gymnase de Rethel.

La municipalité en informe alors notre association. Après les démarches nécessaires, le projet aboutit et, en septembre 2010, le Dojo de Rethel ouvre ses portes.

Les cours du Goshin-Jitsu prennent alors place dans ces deux créneaux du lundi soir.

Cette ouverture constitue une étape majeure dans l’histoire de l’association. Le Dojo d’Attigny continue son activité, tandis qu’un nouveau lieu de pratique se développe à Rethel.

2011–2012 — Une nouvelle dynamique

L’ouverture du Dojo de Rethel en septembre 2010 marque le début d’une nouvelle dynamique pour l’association.

Les deux lieux de pratique fonctionnent alors en parallèle : le Dojo historique d’Attigny et le nouveau Dojo de Rethel. Cette organisation permet à l’association de proposer davantage de possibilités d’entraînement et d’accueillir progressivement de nouveaux pratiquants.

Dès la saison 2011/2012, l’effectif atteint 38 pratiquants pour les deux Dojos, signe que cette nouvelle organisation porte ses fruits.

Les années suivantes voient les pratiquants se succéder et évoluer. Certains quittent le Dojo après quelques années, tandis que d’autres poursuivent leur pratique, progressent dans les grades et s’investissent davantage dans la vie du Dojo.

2014 — Le retour au Goshindō

En septembre 2014, l’association reprend officiellement le terme Goshindō pour désigner sa pratique martiale.

Depuis 2004, l’association utilisait l’appellation Goshin-Jitsu, choisie lors de son départ de la Fédération Française de Goshindo. Dix ans plus tard, le terme Goshindō est repris et devient à nouveau l’appellation utilisée au sein du Dojo.

Ce changement marque une nouvelle étape dans l’histoire de l’association et permet de retrouver une appellation en accord avec son identité et son histoire.

Le Dojo poursuit alors son développement, avec toujours la même volonté : transmettre un art martial de défense dans un esprit sérieux, traditionnel et convivial.

2017 — La fin d’un long partenariat

Au printemps 2017, après plus de 15 années de collaboration, l’association décide de se désolidariser du Dojo de Sedan et de Shihan Pascal Stoupy.

Cette décision intervient après une concertation avec les adhérents adultes. L’une des principales difficultés concerne les conditions d’accès aux passages de grades, notamment pour les pratiquants souhaitant accéder aux grades de ceinture noire. Les contraintes nécessaires pour se présenter à ces examens ne sont pas accessibles à toutes et tous.

Cette séparation marque la fin d’un partenariat qui aura accompagné une importante partie de la progression technique du Dojo et de ses pratiquants.

Shihan Pascal Stoupy a largement contribué à la progression technique de notre Sensei et à l’évolution du Dojo durant toutes ces années. Cette période reste donc une étape importante de notre histoire, même si les chemins se séparent.

À partir de cette décision, l’association doit désormais rechercher une  nouvelle structure fédérale, tout en poursuivant son enseignement et sa pratique du Goshindō.

Septembre 2020 — Une nouvelle étape avec la FIAMT

Après plusieurs années de recherche d'une fédération correspondant réellement à l'identité et aux besoins du Dojo, le Bushidō Ryū rejoint la Fédération Internationale d'Arts Martiaux Traditionnels et d'Arts de Défense (FIAMT) en septembre 2020.

Cette affiliation marque une étape importante dans l'histoire de l'association. Elle permet au Dojo d'évoluer au sein d'une fédération spécifiquement tournée vers les arts martiaux traditionnels et les arts de défense.

Le choix de la FIAMT s'inscrit dans la continuité de la démarche engagée plusieurs années auparavant : trouver une structure permettant à la fois de poursuivre la transmission du Goshindō, de favoriser la progression des pratiquants et de donner un cadre fédéral à leur évolution dans les grades.

Cette nouvelle affiliation ouvre une nouvelle période pour le Bushidō Ryū, avec la volonté de poursuivre son développement tout en restant fidèle à son identité et à sa conception de la transmission du Budō.

2021 — La naissance de l’Iaïdo au Bushidō Ryū

L’arrivée de l’Iaïdo au Bushidō Ryū trouve ses racines dans une attirance ancienne de l’instructeur pour le sabre japonais.

Depuis ses débuts dans les arts martiaux en 1995, Gérald Lebeaux s’est toujours intéressé au travail au bokken. Cette attirance est notamment née en regardant la série Highlander. Il lui est arrivé à quelques reprises de pratiquer le bokken chez lui, dans son jardin.

Dès cette époque, il cherchait une discipline permettant d'apprendre et de pratiquer le travail au sabre japonais, mais aucun Dojo proposant cette pratique n'était accessible à proximité. Avec le recul, cette situation s'explique notamment par la faible implantation de l'Iaïdo dans la région : aujourd'hui encore, le Dojo proposant cette discipline le plus proche se trouve à Troyes.

Lorsque le Bushidō Ryū rejoint la FIAMT, Gérald Lebeaux est particulièrement attiré par les valeurs de cette fédération, mais également par la diversité des disciplines qui y sont représentées, parmi lesquelles figure l'Iaïdo.

Durant la période de la crise sanitaire, le travail au bokken pratiqué en extérieur permet de maintenir une activité physique et un lien entre les pratiquants. Cette pratique séduit certains membres du Dojo et fait naître l'envie d'aller plus loin dans cette voie.

En août 2021,  Hanshi Adolphe Schneider vient alors au Dojo pour faire découvrir plus concrètement l'Iaïdo à travers un stage organisé durant un week-end. Les premiers katas du Seitei Iaïdo sont alors étudiés.

À la suite de ce stage, un cours d'Iaïdo est progressivement mis en place au Bushidō Ryū. Le créneau du samedi matin, rendu possible par la diminution des effectifs consécutive à la crise sanitaire, permet d'accueillir cette nouvelle pratique.

L'Iaïdo devient ainsi la deuxième discipline enseignée au sein du Bushidō Ryū.

2021 — La fin du Dojo d’Attigny

Après plus de vingt années d’existence, une page importante de l’histoire de l’association se tourne en 2021 avec la fermeture définitive du Dojo d’Attigny.

Depuis sa création en septembre 2000 sous le nom de Dojo des Goshindokas d’Attigny, ce Dojo aura été le point de départ de l’aventure et aura accompagné l’association pendant plus de deux décennies.

L’ouverture du Dojo de Rethel en 2010 avait permis à l’association de développer un second lieu de pratique. Au fil des années, Rethel a progressivement pris une place de plus en plus importante dans la vie du Bushidō Ryū.

La crise sanitaire et la baisse importante des effectifs ont cependant profondément modifié la situation de l’association. Dans ce contexte, il devient difficile de maintenir deux lieux de pratique.

La décision est alors prise de mettre fin aux cours à Attigny et de poursuivre l'aventure à Rethel.

La fermeture du Dojo historique ne signifie pas la fin de l'association. Elle marque au contraire le début d'une nouvelle étape, désormais entièrement tournée vers le Dojo de Rethel.

Après plus de vingt ans à Attigny, le Bushidō Ryū conserve ainsi son histoire, ses valeurs et son expérience, tout en poursuivant sa transmission dans son nouveau lieu de pratique.

Juin 2023 — Une nouvelle étape dans la transmission

En juin 2023, une nouvelle étape importante est franchie dans le parcours de l'instructeur au sein de la FIAMT.

Après plusieurs années consacrées à la pratique et à la transmission des arts martiaux, Gérald Lebeaux reçoit le Menkyo de Kyoshi ainsi que le grade Kodansha, symbolisé par la ceinture blanche et rouge.

Ces distinctions reconnaissent un parcours consacré non seulement à la pratique, mais également à l'enseignement et à la transmission des arts martiaux.

Elles viennent ainsi marquer une étape importante dans l'histoire du Bushidō Ryū et dans la volonté de poursuivre la transmission des valeurs et des connaissances du Budō aux générations futures.

« Le Budo commence et se termine par le salut. C’est par le respect que naît la voie. »